Les invités

Il répond ensuite à une autre commande, celle de l’Autorité Nationale Palestinienne pour le Projet Bethléem 2000, destiné à célébrer l’entrée de cette ville dans le nouveau millénaire : Cyber Palestine, sorte de « parabole de notre temps, dans laquelle Marie et Joseph, devenus un couple de Palestiniens d’aujourd’hui, reviennent à Gaza où ils doivent vivre avec l’occupation israélienne ». Intervention divine, (2001) premier film palestinien sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes impose Elia Suleiman sur la scène internationale : Prix du Jury et Prix FIPRESCI de la Critique Internationale du Festival de Cannes, ainsi que le Prix ​​du Meilleur film étranger au Festival International de Rome. Le scénario exploite les caractéristiques de la situation politique du Proche-Orient, ses conséquences absurdes et tragiques sur la population. On compare souvent Suleiman à Buster Keaton pour son humour à la lisière du désespoir et le film au « Mécano de la général » pour son action qui oblige le héros à retrouver sa bien-aimée en territoire ennemie. Il apparaît ensuite dans le film Abderrahmane Sissako, Bamako. En 2007, il a été sélectionné comme l’un des 35 réalisateurs de Chacun son cinéma, un film collectif pour célébrer le 60ème anniversaire du Festival de Cannes. En 2008, il présente à Cannes Le temps qu’il reste, récit « aux accents autobiographiques, construit autour de quatre moments du parcours de sa famille, de 1948 à 2008, sur sa terre natale de Palestine ». [...]

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