Lumières d’été

de Jean Gabriel Périot, France, 2017, 1h23
Mardi 10 octobre à 20h – Cinéma de Beaulieu
En présence du réalisateur

« Akihiro, réalisateur japonnais, vient de Paris, où il vit, interviewer à Hiroshima des survivants de la bombe atomique. Profondément bouleversé par ces témoignages, il fait une pause et rencontre dans un parc une étrange jeune femme, Michiko. Petit à petit, il se laisse porter par la gaîté de Michiko et décide de la suivre pour un voyage improvisé à travers la ville, jusqu’à la mer. »

Jean-Gabriel Périot s’était déjà intéressé à Hiroshima dans un court métrage documentaire 200.000 fantômes (2007). Il revient dans cette ville qui lui est devenue familière à force de rencontres et d’échanges avec la population pour comprendre « comment l’histoire du bombardement persiste à survivre, comment elle continue à avoir un impact sur le présent. » Le film tente d’établir un équilibre entre deux temporalités : d’une part, « l’instantanéité de la rencontre amoureuse, et, d’autre part, le passé traumatique qui affleure à la surface du paysage urbain. »

Jean-Gabriel Périot développe son propre style de montage, entre documentaire, animation et vidéo de création. Son travail questionne de manière récurrente la violence et l’Histoire(. Après une quinzaine de courts métrages et autant de vidéos expérimentales, il réalise un premier long métrage documentaire en 2015, Une jeunesse allemande, sur la Fraction Armée Rouge, organisation terroriste d’extrême gauche, également surnommée « la bande à Baader ». Le film a été uniquement réalisé et monté avec les archives de la télévision allemande. Lumières d’été est son premier long métrage de fiction.
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